Cette intervention à nécessité l’engagement des moyens suivants :
- SDIS 02 : moyens de la Cellule Risques Technologique – CMIC et CMIR reco, moyens de commandement en liaison avec le CODIS, CODZ et COGIC – Cellule CNC.
- Gendarmerie Nationale : Brigade de gendarmerie de Marle HS et en isolement durant cette intervention. Renfort d’une équipe dédiée aux risques NRBCE, et renfort de la Cie de Laon.
- SAMU 02 : 1 équipe SMUR – médecin référent NRBCe[/i][/size]
Article d’illustration dans la presse locale :
Quarante fioles remplies de virus contagieux découvertes à la gendarmerie
Alerte maximale, jeudi en fin de soirée, à la brigade de gendarmerie de Marle. Un peu plus tôt, un homme qui fouillait dans les cartons déposés sur les trottoirs destinés aux encombrants a fait une drôle de découverte. Et ne sachant pas quoi en penser, il a eu l'idée d'amener sa «trouvaille» aux gendarmes.
En fouillant dans les détritus, rue Georges-Brassens, cet habitant est ainsi tombé sur quarante petites fioles remplies d'un inquiétant liquide. « Il y avait des indications sur les fioles : peste, variole, coqueluche, ... des maladies hautement contagieuses », explique une source proche de l'enquête.
Les gendarmes en quarantaine
Inquiets, les gendarmes préviennent la compagnie de Laon. Immédiatement, une procédure de confinement est ordonnée, la cellule chimique des sapeurs-pompiers se rend à la brigade de Marle pour examiner cette découverte. « Au total, cinq gendarmes ainsi que le promeneur qui a ramené les fioles ont donc été placés en isolement », poursuit le capitaine Tordeux de la compagnie de Laon, qui a géré le dispositif.
L'enquête a été rapidement menée et le dispositif a donc pu être levé dans la nuit, une fois que tout risque a été écarté. « On craignait qu'une des fioles ne soit brisée ou fendue ... »
Les gendarmes ont rapidement remonté la trace des fioles. Il s'agit de virus de maladies datant de 1942 et qui avait été livré alors à un certain docteur Bocquillon qui s'en servait dans le cadre de ses études universitaires. Selon les spécialistes, ce type de virus serait actif durant 60 ans avant de devenir totalement inoffensif ensuite. Mais par mesure de précaution, les fioles ont été déplacées dans des fûts étanches au cours de la soirée de vendredi. Ils vont être analysés dans un laboratoire. « Il s'agit de confirmer qu'à l'intérieur, il y a bien entreposé, ce qui est indiqué sur les fioles », confirme une source proche de l'enquête.
Quant à savoir qui est le mystérieux livreur de la rue Georges-Brassens, les gendarmes en moins de 24 heures ont réussi à dissiper entièrement le voile entourant le dépôt gênant : « Il s'agit d'un chineur parisien qui a acheté une maison secondaire dans la rue Georges-Brassens il y a 7 ans. Ce parisien habite le 15e arrondissement, comme ce fameux docteur Bocquillon à l'époque. Il avait l'habitude de débarrasser les greniers et les caves. Et il entreposait certains cartons dans cette maison de Marle sans même regarder ce qu'il y avait à l'intérieur, poursuit un enquêteur. Parfois, il jetait un coup d'œil dans les cartons ramenés de Paris, et prenait ce dont il avait besoin pour des brocantes. « Il a décidé de débarrasser ce qu'il y avait dans la maison de Marle parce qu'il souhaite y habiter. Il a tout mis devant la maison sans faire attention. »
Pour cette négligence, le parquet s'est montré indulgent : il ne sera pas poursuivi. Puisque finalement, le bilan de tout ça se résume à une grosse frayeur pour les autorités.
Source : Journal L’Union – L’Ardennais du 19 juin 2010 à 10h36. Article d’Aurélie Beaussart.


