[center]En Avril, tes EPI ne défais pas d'un fil ! (par Nathalie)[/center]
[center]Le mois de Mars a été un mois on ne peut plus lourd en pertes terribles pour les Sapeurs-Pompiers. Tanguy SCHWEBEL, de Rouffach est décédé le 3 Mars, suite à un accident de moto. Mi-mars, deux pompiers de l'Ain décèdent suite à un accident de canyoning et un de leur collègue se tue en tentant de les sauver. Quatre jours après, un autre pompier, de l'Ain également, est victime d'une personne âgée qui lui tire dessus lors d'une ouverture de porte. Fin Mars, à nouveau un sapeur-pompier se tue, lors d'un accident de plongée.
Ce sont donc succédées les cérémonies, les enterrements, les discours, … La charge de douleur, de perte, d'abandon a été considérable. L'impression qui reste est souvent un sentiment d'injustice, d'impuissance, d'irréel. Tous ces hommes, jeunes et en forme, qui meurent aussi brutalement, qui nous quittent ainsi, sans un mot d'au revoir …
Après la détresse, après la colère, après la tristesse, que pouvons nous apprendre des événements violents, auxquels nous sommes parfois confrontés, quels qu'ils soient ?
Tout d'abord, nous redécouvrons à chaque fois la force, la ressource d'un corps de Sapeurs-Pompiers, unis autour d'un malheur aussi grand que peut l'être un décès. Cette unité, ces ressources démultipliées, activées et amplifiées par chaque personne du groupe, cet « Esprit de Corps » ! Nous serait-il possible de prendre soin de nos relations, même lorsqu'il n'y a pas d'événement aussi douloureux à vivre ensemble ?
Ensuite se pose à nous également, de façon flagrante, la question de la « sécurité ». Ne pensons pas que l'uniforme nous protège de tous les dangers. Nous ne sommes que des humains, pas des sur-hommes ! Il est évident que, dans notre activité de sapeur-pompier, nous avons acquis, nous entretenons, un savoir-faire spécifique, un entrainement qui nous permet de faire des activités extrêmes, parfois dangereuses. Cependant, il nous est impératif de penser à la « prudence », à la « sécurité », à la « prévention ».
Pensons à nos vies, pensons à la douleur de nos proches s'il nous arrivait un accident.
« Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants. »
François René de Chateaubriand[/center]

