Un homme de 84 ans est mort mercredi soir et une femme était dans un état critique après l'incendie survenu dans une maison de retraite à Limonest (Rhône), le système de sécurité aux normes ayant évité un bilan plus lourd, a-t-on appris auprès des pompiers et de la préfecture.
Peu après 18H00, les pompiers ont été appelés pour un feu en cours dans une chambre de "La vigie des Monts d'Or", appartenant aux Mutuelles du Rhône. Les 90 résidents de la maison de retraite ont été évacués, mais deux d'entre eux ont été retrouvés en arrêt cardio-respiratoire.
Une dame âgée a pu être réanimée mais un vieil homme, invalide, est décédé en début de soirée, ont précisé les pompiers.
Selon le sous-préfet de permanence sur place, la résidente "se trouve dans un état très critique" à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon. "Son pronostic vital est réservé", ont affirmé les pompiers à une journaliste de l'AFP présente sur les lieux.
Un autre résident, intoxiqué légèrement, a également été hospitalisé, a-t-on appris de même source.
Cinq pompiers ont été légèrement intoxiqués au cours de leur intervention, dont deux plus sérieusement. "Ils sont conscients et leur vie n'est pas en danger", a affirmé Bernard Guérin, sous-préfet de Villefranche-sur-Saône (Rhône).
Le feu très violent, qui a démarré dans une chambre du quatrième étage de la résidence, qui en compte six, ne s'est propagé qu'à deux chambres voisines, les barrières pare-feu ayant permis de contenir le sinistre, a expliqué M. Guérin. L'incendie a été éteint vers 19h45.
"La réglementation en vigueur pour lutter contre les incendies est très stricte: elle impose des détections très précoces des sinistres, un système d'isolement et de désenfumage. Tous ces éléments se sont mis en route et ont permis de limiter les conséquences au minimum", a déclaré le colonel Serge Delaigue, directeur des pompiers du Rhône.
Parmi les quelque 90 pensionnaires passés par le "filtre" de la cellule psychologique mise en place peu avant 21h00, quatre d'entre eux, choqués ou ayant fait un début de malaise cardiaque, ont été conduits en ambulances vers des hôpitaux de la région.
Deux membres du personnel de la maison de retraite ont également été transportés par précaution vers un hôpital lyonnais.
Une moitié des résidents pourra rester sur place, une douzaine d'entre eux ont été conduits dans des cliniques mutualistes et une quinzaine d'autres ont été accueillis dans leur famille, ont précisé le sous-préfet de permanence et les pompiers.
La résidence, qui avait été contrôlée le 11 juillet 2005, est aux normes, a affirmé M. Guérin.
La directrice de l'établissement, très émue, a souligné que les résidents n'avaient pas trop saisi l'ampleur de l'accident et que les membres de son personnel étaient choqués. L'origine du sinistre demeure inconnue.



