En 1985, la BSPP est la première unité à se doter du casque F1, rapidement adopté par l’ensemble des S.D.I.S.
Depuis, les sapeurs-pompiers ont vu se moderniser leur équipement individuel, sans pour autant noter beaucoup de changement dans la conception de leur casque protecteur.
Cependant la version colorée aux casques F1 alimente nombre de conversations dans les casernes. Beaucoup trouvent les casques de couleur moins beaux que le F1 « nickel », qui se veut l’un des paramètres phares de toute cérémonie ou défilé à caractère officiel. Pourtant, aujourd’hui, nombre de corps de sapeurs-pompiers nationaux (Bas-Rhin, Yvelines, BMPM...) et internationaux (Allemands, Anglais, Belges, Espagnols, Italiens, Luxembourgeois, Suisses...) se dotent de F1 « peints » aux couleurs blanc, jaune, rouge, vert ou Photoluminescent..., sans pour autant voir baisser leur côte de popularité auprès du public.
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Au-delà du débat sur l’esthétique des casques couleur, les sapeurs-pompiers s’interrogent surtout, et à juste titre, sur leur degré de protection, notamment thermique : Est-on mieux protégé de la chaleur qu’avec un « nickel » ? Les tests d’exposition à la chaleur effectués en 2005 chez MSA-Gallet sur les trois versions du F1 (nickel, couleur et Photolum) apportent des éléments de réponse.
Réaction à la chaleur
Après huit minutes d’exposition sous une source de 450 °C, le casque nickel présente une température de l’ordre de 70 °C, alors que le casque peint affiche 120 °C et la version Photolum 140 °C. Au regard de ces chiffres, on serait tenté de mettre au placard les casques de couleur, mais il convient de prendre en compte la réalité opérationnelle : la rétroréflexion thermique de la version nickel est vite estompée face à la suie, aux fumées et autres condensations rencontrées sur les lieux d’interventions.
Par ailleurs, la protection électrique offerte par le casque F1 nickel est controversée.
La protection se situe au niveau 2 de la norme EN 443 qui en comporte trois, ce qui rend le casque conforme à la norme. Il est néanmoins moins performant qu’un casque peint, et en cela potentiellement dangereux lors d’interventions en présence de conducteurs électriques alimentés (feux d’appartements, de caves…).
Enfin, le critère de l’entretien entre également en ligne de compte dans le duel casque peint / casque nickel. Un coup d’éponge permet de nettoyer l’un comme l’autre, mais un dommage sur la métallisation de la version nickel induit des coûts de maintenance importants.
Jouer la complémentarité
Le choix entre casque nickel et casques couleur n’est donc pas simple, et la solution consisterait peut-être à adapter son choix aux circonstances d’utilisation. Un élément qui mérite en effet réflexion au sein des centres de secours, c’est la destination que l’on donne à son casque. Entendons par là , les diverses interventions effectuées par les sapeurs-pompiers. La destination première du F1, c’est la lutte contre l’incendie, il est conçu avant tout pour ça ! Aujourd’hui, le F1 est l’ami incontournable du sapeur, pourtant le sauvetage-déblaiement, la protection des biens et de l’environnement, sont autant de domaines où le sapeur pourrait se coiffer du F2. Comme le précise un technicien chez Gallet : « On fait tout avec le F1 et il n’est pas fait pour tout ! Il faut jouer avec la complémentarité F1-F2. 80 % des interventions des sapeurs-pompiers pourraient être réalisées avec un casque F2, qui lui est en couleur». Peux-être un sujet futur de réflexion ?
Nouveau casque F1FS
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Au rang des améliorations de premier ordre en ce qui concerne le F1 FS (Structural fire-fighting) : l’ajout d’un deuxième support de lampe, d’un système d’adaptation pour tout type d’appareil respiratoire, un système de réglage rapide du tour de tête. Il convient aussi de préciser que le nouveau casque F1 FS est plus lourd que son prédécesseur, mais qu’il présente un confort plus important. Le surpoids permettrait une meilleure stabilité du casque sur la tête du porteur. Et puis, notons également la jugulaire trois points qui a subi, avec succès, les tests anti-arrachement.
Article réalisé à partir d'éléments de texte et photos (sans copyright annoncé) provenant de la FNSPF et de MSA-Gallet.
Voilà , maintenant à vous de débattre sur ce sujet, sachant qu'à partir de 2006, on risque de voir des casques de couleur dans le Haut-Rhin, puisque la future N.I.T. (reprenant la norme Européenne), le préconise largement au détriment du F1 "Nickel".
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