METZ, 23 juin 2006 (AFP) - La fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) a condamné, vendredi, l'"agression ignoble" subie par le directeur des pompiers de Moselle, "victime d'un coup de tête" de la part d'un syndicaliste portant son casque d'intervention lors d'une récente manifestation à Metz.
Dans un communiqué, la FNSPF interpelle le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault "afin qu'ils s'assurent, chacun dans leurs domaines (...), de l'interdiction du port du casque et de la cagoule lors de telles manifestations".
Le président de la FNSPF, le colonel Richard Vignon, sera rendra lundi à Metz, pour un conférence organisée à la suite "de la multiplication des débordements et des actes de violences" commis lors de manifestations de sapeurs-pompiers.
Réagissant "au nom de ses 254.000 membres professionnels et volontaires", la fédération condamne "publiquement et sans appel" l'agression, "ignoble et irresponsable", du directeur départemental des services d'incendie de Moselle, le colonel Bernard Franoz, lors d'une manifestion à Metz le 12 juin.
"Nous sommes sapeurs-pompiers et il est donc normal, comme cela se fait partout en France, que nous manifestions en tenue", a fait valoir le porte-parole des pompiers CGT de Moselle, Jean-Philippe Parrella, joint par l'AFP.
Contestant le terme d'"agression", il a estimé que le colonel Franoz s'était "laissé tomber" et qu'en "aucun cas" sa chute n'était due à un coup de casque.
Il a également justifié le port de la cagoule et du casque par "les menaces de sanctions et les pressions exercées" par le directeur départemental sur son personnel avant la manifestation.







