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Évolutions aériennes sur le site d’un chantier de construction à Hégenheim où les hommes du Groupe d’intervention en milieu périlleux (Grimp) du centre de secours des Trois Frontières faisaient l’exercice et le spectacle.
Le Grimp du centre de secours des Trois Frontières vient d’effectuer un exercice grandeur nature depuis le sommet d’une grue culminant à 35 mètres. Chantier d’envergure, initié par l’enseigne Promotion Trois Frontières pour la construction des résidences « Les Magnolias » à Hégenheim, le site a été retenu par les pompiers ludoviciens pour y pratiquer une simulation de sauvetage. N’ayant pas réussi à intervenir au complet, ces spécialistes ont renoncé au sauvetage au profit d’un exercice de découverte d’une grue de chantier, terrain d’entraînement de choix pour deux futurs candidats à l’IMP2 (formation de sauveteur).
« On ne fait confiance à rien. »
« Nous pensions simuler le malaise du grutier, mais l’équipe se devait d’être à cinq et nous ne sommes que trois », explique le sergent Stéphane Specker, chef d’unité.
Faute d’une aide à victime, les volontaires de l’opération se sont plus particulièrement concentrés sur l’équipement géant et ses pièges. « Sur ce type de structure, on ne fait confiance à rien et l’on reste prudent lorsque l’on pose les pieds. »
Avant d’entreprendre une quelconque initiative, Stéphane s’est assuré de la sécurité de son personnel, vérifiant, en tant que responsable d’intervention, jusqu’à la fermeture des mousquetons. Sous ses ordres, les caporaux Lionel Hirlemann et Éric Pierson, en lice pour la formation IMP2 du mois de septembre à Strasbourg.
Vêtus de rouge et équipés de baudriers, tous ont révisé les techniques et les nœuds, soucieux de ne rien laisser au hasard.
L’objectif de la journée était d’évoluer sur la flèche de la grue et d’entreprendre une descente sur deux voies.
Mission pleinement réussie par les trois acrobates de la caserne qui n’ont pas tardé à s’acquitter du chemin inverse pour rejoindre les hauteurs.
« Vérifiés après chaque sortie »
Deux heures de manœuvre ont été prévues sous une météo clémente : l’occasion pour nombre d’habitants de mesurer la maîtrise exceptionnelle de ces soldats de l’extrême.
En marge de l’intervention, beaucoup de préparatifs et de contrôles. « Les baudriers sont vérifiés après chaque sortie, le matériel textile est contrôlé tous les trois mois et les agrès métalliques tous les ans. » Stéphane, ainsi qu’un second chef d’unité et un chef d’équipe, ont été habilité par le fabricant grenoblois pour cette tâche. Des mesures indispensables pour une sécurité optimale.
En fin de matinée, Stéphane, Lionel et Éric ont rejoint la terre ferme, prêts à explorer de nouveaux sites. « Une des prochaines étapes : le 95 à Saint-Louis. » Sous réserve d’une intervention réelle, bien sûr, à l’image de cette récupération dernièrement d’un pêcheur coincé en contrebas d’une berge au bord du Rhin.
Journal L'alsace - Vendredi 15 Août 2008




