À l’appel du syndicat FO, les pompiers professionnels haut-rhinois de catégorie C ont commencé, hier, un mouvement de grève illimité.
Le brassard « en colère » bien en évidence, les sapeurs pompiers professionnels (SPP) haut-rhinois de la catégorie C (sous-officiers et hommes du rang) ont débuté hier à Colmar un mouvement de grève illimité. Pour le syndicat FO (majoritaire chez les SPP), cette action est consécutive à l’échec de négociations avec le conseil d’administration sur l’octroi d’une prime.
« Nous demandons quatre points d’indemnité administrative et technique (IAT) pour tous les pompiers de la catégorie C, explique Richard Beaume, secrétaire général FO chez les SPP. Cette prime serait la reconnaissance de la technicité de plus en plus importante de notre métier ». Comme le confirme la direction (lire ci-dessous), les pompiers de la catégorie C ne touchent pour l’instant qu’un seul point d’IAT.
1 600 signatures de soutien
Afin d’appuyer leur mouvement, les grévistes ont décidé de rallier le soutien de la population. Réunis hier vers 8 h 30 devant le service départemental d’incendie et de secours (Sdis), les pompiers se sont ensuite rendus à la sortie des supermarchés et au centre ville de Colmar afin de faire signer une lettre qui se termine par « Vous comptez sur nous, nous comptons sur vous ». Hier, ils ont récolté plus de 1 600 signatures. Si la situation n’est pas débloquée d’ici là , les lettres devraient être déposées au conseil général la semaine prochaine.
Par cette action, les sous-officiers et hommes du rang ne souhaitent pas entrer en « guerre de catégorie » avec les officiers et les volontaires. Ils demandent juste « un rééquilibrage du budget, avec plus d’équité ». Un rééquilibrage qui passe également, aux yeux de FO, par l’application immédiate du régime indemnitaire négocié pour les personnels administratifs et techniques spécialisés.
Malgré la grève, les pompiers n’ont pas bloqué les casernes. « Le service public continue à être assuré, assure Richard Beaume. La population ne doit pas être pénalisée ». Néanmoins, si le conflit devait s’éterniser, les grévistes seraient prêts à durcir leur mouvement.
Source : L'Alsace








