La législation impose à l'exploitant (dans mon cas l'aéroport de Bâle-Mulhouse) un nombre de véhicules et de pompiers composant le SSLIA (Service de Sécurité et de Lutte contre les Incendies d'Aéronefs).
Le nombre de véhicules est calculé par rapport aux litres d'agents extincteurs (eau, poudre, emulseurs) nécessaires pour éteindre un feu d'aéronef d'une certaine catégorie.
Ces catégories classent un aéroport par rapport aux nombres d'atterrissages et de décollages sur une période donnée et par rapport aux types d'appareils.
Ca va? tout le monde suit? C'est vrai que c'est un peu lourd, mais il fallait bien se baser sur des données pour définir certaines choses...
Chaque véhicule d'extinction est armé de deux pompiers plus un véhicule du chef de garde qu'on appelle en aéronautique le chef de manoeuvre.
Voilà pour le calcul des effectifs et des véhicules aéronautiques.
La garde aéronautique est au nombre de cinq pompiers présents (régime de travail 24/48).
Trois autres pompiers sont de garde ERP, c'est à dire que la Préfecture a imposé à l'aéroport trois agents de sécurité dans l'aérogare (Etablissement Reçevant du Public).
Il y a donc en tout huit pompiers de garde.
L'effectif total du service est de 36 pompiers et d'un chef de service.
Voilà pour l'effectif des pompiers de l'aéroport. Je vous parlerai ensuite des missions, etc... La suite au prochain épisode...


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