Depuis sa naissance, l'automobile évolue comme un phénomène de mode.
On a vu apparaître, au fil des années, les coupés, les monospaces, les cabriolets et maintenant les coupés cabriolets.Ces derniers allient l'encombrement limité d'un coupé au plaisir d'un cabriolet.
Néanmoins pour ajouter la sécurité à ce mélange, les constructeurs ont dus faire appel à de nouvelles techniques de fabrication et de nouveaux matériaux. Aussi, pour palier au manque de rigidité de la structure du à l'absence de toit lorsque celui-ci est replié dans le coffre, il a fallut renforcer les pieds avant, les longerons ainsi que le bas de caisse.
De plus pour accroître la sécurité passive en cas de retournement, certains modèles ont été dotés d'arceaux à extraction pyrotechnique (Mégane CC et 307 CC).
Toutes ces innovations tout en en diminuant les dommages corporels des occupants, vont augmenter les difficultés et les dangers rencontrés par les sapeurs-pompiers lors de manoeuvres de désincarcération.
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LES RENFORTS DE PIED AVANT :
Ces renforts se présentent sous forme de tubes de 54 mm de diamètre et de 5 mm d'épaisseur, soudé dans le sandwich de tôles qui forme le montant de pare-brise.
Ils sont fabriqués dans un acier allié au bore dit THLE (à Très Haute Limite Elastique), possédant une résistance mécanique de 80kg/mm² soit un total de 36 tonnes si on le rapporte à la surface du tube.
Malheureusement la découpe de tels renforts s'avère difficile voir même impossible.
LES ARCEAUX A EXTRACTION PYROTECHNIQUE :
Afin d'éviter tout impact de la tête avec le sol lorsque la voiture effectue des tonneaux, on retrouve sur certains modèles de coupés cabriolets, comme la 307 CC ou la Mégane CC, des arceaux à extraction pyrotechnique.
Ces arceaux sont commandés par un boîtier électronique, de même type que celui employé pour les airbags et les prétensionneurs. Lorsque le boîtier détecte que le véhicule effectue des tonneaux, il déclenche la charge pyrotechnique. Celle-ci libère les gâches retenant les arceaux et fait monter ceux-ci à la hauteur des montant de pare-brise, au moyen d'un ressort taré à 300N. Ils se déploient en 150 millisecondes à la manière d'un airbag ce qui peut s'avérer dangereux pour les personnes intervenant au abord du véhicule.
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L'OUVERTURE MANUELLE DU TOIT :
L'ouverture normale du toit se fait de manière électrique. Par simple action sur un interrupteur, le coupé se transforme en cabriolet.
L'alimentation des vérins qui mettent en mouvement le système de parallélogramme, est gérée par une centrale hydroélectrique fournissant 150 bars de pression. De ce fait, l'absence d'énergie électrique, entraîne l'immobilisation du toit. C'est pour éviter de se retrouver dans une situation compromettante, c'est-à -dire avec le toit ouvert sous une pluie battante, que les constructeurs ont mis au point des systèmes permettant la fermeture manuelle du toit.
Ce sont ces systèmes qui intéressent particulièrement les sapeurs-pompiers, puisqu'ils peuvent être utilisées afin d'ouvrir un pavillon. Toute découpe de montant étant rendue impossible par la présence des renforts, la mise en place de procédures permettant un dépavillonnage manuel faciliterai l’extraction d'une victime.
C’est dans un but de formation que le SDIS 68 a donc mis au point quatre procédures détaillant le mode opératoire permettant une manipulation manuelle du toit.
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