Le 8 février 2011, les sapeurs-pompiers de Fort-Mardyck sont requis à Grande-Synthe par la belle soeur d'un homme qui vient d'absorber un cocktail de médicaments et d'alcool, fait de whisky et d'anxiolytiques.
A l'arrivée des secours, Souhil Naït Laziz, 40 ans, est mal en point. Dans un état second. Les pompiers commencent par prendre sa tension tandis que la belle soeur de la victime prend soin des enfants dans une autre pièce.
Et soudain, tout dérape. Les trois pompiers sont pris à partie. Souhil Naït Laziz se jette notamment à la gorge de l'un d'eux.
L'étreinte n'a rien d'amicale. « Il m'appuyait sur la glotte, je ne pouvais plus respirer », témoigne devant la police le pompier agressé.
Ses deux collègues tentent de faire lâcher prise à l'agresseur qui, avantagé par sa corpulence, tient bon et ne se laisse pas déstabiliser. « Le prévenu est en effet assez costaud », confirme la présidente au tribunal, faute de voir le prévenu à la barre. Sur ce, attirée par le remue-ménage, la belle soeur rapplique et tente à son tour de raisonner le mis en cause.
« Finalement, c'est en prenant appui avec ses pieds sur le canapé que le pompier étranglé a pu faire lâcher prise à son agresseur en se jetant avec lui vers l'arrière », explique la présidente. Transporté au centre hospitalier de Dunkerque, Souhil Naït Laziz quittera l'établissement un peu plus tard contre l'avis des médecins. Mais de cet épisode de violence, le prévenu ne se rappelait de rien lorsque la police l'a interrogé. « Il se souvient seulement de s'être réveillé à l'hôpital », dit la présidente avant de jeter un oeil sur le casier judiciaire : 4 condamnations depuis 2007, essentiellement pour des menaces et délits routiers.
« Je rappelle que l'intervention des sapeurs-pompiers était destinée à venir en aide à cette personne dépressive, qui avait mélangé alcool et médicaments. Un tel comportement n'est pas tolérable et au regard de son absence aujourd'hui, je réclame 3 mois de prison ferme », sermonne le substitut du procureur.
Le tribunal condamne Souhil Naït Laziz à 3 mois de prison et 100 euros d'amende.
Le prévenu aura désormais une qualification rarissime sur son casier judiciaire pour "violences sur un sapeur-pompier". Le genre de condamnation qui ne passe pas inaperçu aux yeux des juges.
Source : http://www.lepharedunkerquois.fr
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