L'Alsace a écrit:Face à la diminution du nombre de volontaires, de nouvelles mesures incitatives doivent permettre de préserver le lien privilégié entre les sapeurs-pompiers et la population.
Le Haut-Rhin est le département français comptant le plus de jeunes sapeurs-pompiers en formation (1300) et de volontaires (7500) par rapport à la population, et entend bien conserver cet atout.
C'est pourquoi le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Haut-Rhin, dans le cadre de sa politique de renforcement, a rencontré mercredi des responsables et acteurs haut-rhinois et nationaux du volontariat : le lieutenant-colonel Patrick Brossard, chargé de mission au développement à la direction de la Défense et de la Sécurité civile (l'échelon national, qui dépend du ministère de l'Intérieur), Alphonse Hartmann, président de l'Union départementale des sapeurs-pompiers du Haut-Rhin, et le capitaine Daniel Ehleiter, nouvellement promu chargé de mission du volontariat dans le Haut-Rhin.
Effectifs en baisse
« Ce lien si fort avec la population permet la distribution d'un secours de qualité, pour un coût environ 30 % inférieur à la moyenne nationale d'un département de même taille », constate le colonel Pierre Almand, lui-même ancien volontaire, qui a fait du renforcement du volontariat l'une de ses priorités à son arrivée à la tête du SDIS, à la rentrée 2005.
« Fortement développé, le volontariat n'est pas en péril dans le Haut-Rhin, mais le nombre de volontaires a tendance à diminuer poursuit le directeur départemental.
Nous allons développer un partenariat avec le Bas-Rhin, qui rapprochera les quelque 150 000 volontaires alsaciens, et nous faisons le point sur les mesures de l'administration centrale, qui renforceront celles initiées au niveau départemental à travers la création d'un groupement du volontariat. »
Un plan d'action avec les employeurs
Représentant le ministère de l'Intérieur, Patrick Brossard a présenté ces nouvelles mesures nationales.
« Elles concernent surtout les employeurs privés et publics, et tendent à résoudre les gros problèmes de disponibilité.
Un pompier volontaire peut être un atout pour une société, et pas seulement en matière de sécurité.
La possibilité de conventionner avec le SDIS a été réactualisée, et la loi sur le SDIS sur le mécénat permet des avantages financiers, par exemple jusqu'à 10 % de remise sur l'assurance de la société.
Mais à l'image de cette loi récente sui n'est pas encore fortement exploitée, le besoin de communication avec les employeurs est énorme. »
Un plan d'action doit d'ailleurs être mis en place prochainement par le Ministère et les syndicats d'employeurs.
« Ce besoin grandissant de flexibilité est propre à la société, dont le sapeur-pompier volontaire fait partie intégrante, conclut le directeur du SDIS.
C'est pourquoi nous sommes également en train de mettre en place un système plus performant d'alerte des volontaires. »
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