Source de citation:leparisien.fr
Depuis le début de la semaine, la préfecture de police et les pompiers de Paris réalisent des tests dans un immeuble vide du Val-de-Marne.
Nous les avons suivis hier.
« Top départ du feu dans dix minutes ! » Hier matin, 10 h 50, en bas de l’immeuble situé au carrefour de la Vache-Noire à Arcueil (Val-de-Marne). Le chef donne les dernières consignes à son équipe, quinze hommes de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
D’ici à quelques minutes, un feu va être déclenché dans l’une des pièces de la barre de onze étages, vouée à la démolition.
Cela pour les besoins des ingénieurs du laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP) qui réalisent depuis le début de la semaine une étude sur les incendies.
Au total, onze feux ont été lancés en quatre jours. L’étude consiste à reproduire en grandeur réelle le même incendie trois fois de suite dans un même lieu : une chambre d’hôtel, un appartement et une cage d’escalier. Ainsi, grâce aux données collectées à l’aide de capteurs de température placés dans l’immeuble, les ingénieurs du LCPP pourront perfectionner leurs logiciels informatiques de modélisation incendie. « Cette expérience est rarissime. D’habitude, on réalise des petits feux en laboratoire, sur un objet tel qu’un fauteuil, précise Bruno Fargette, le directeur du laboratoire central. Grâce à cette étude, nos modèles numériques seront plus fiables. »
Au cours de l’expérimentation, l’entreprise Siemens a profité de l’occasion pour tester des systèmes de sécurité incendie qui ne sont pas encore proposés à la vente. Un système d’éclairage électronique, qui indique aux résidants la direction à suivre pour sortir du bâtiment et ainsi éviter les fumées, a pu être évalué. Selon Bruno Fargette, « un an de travail sera nécessaire pour exploiter toutes les mesures prises sur la semaine. Un prérapport sera rendu d’ici au mois de juin. »
Ce que les yeux peuvent regarder n'est rien comparé à ce que le coeur peut éprouver.
Saint-Exupéry, Antoine de