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Stage Feux de Forêts niveau 1 équipier
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Chaleur, soleil, sècheresse, il ne manquait plus que les cigales et les hauteurs d'Orbey et de Kaysersberg auraient pu se confondre avec certains massifs varois. Fort heureusement le GIFF*1 68 n'a sillonné les chemins forestiers pendant les 2 dernières semaines de mai uniquement pour former 20 sapeurs pompiers aux techniques du feu de forêt. Chaud devant

*GIFF : Groupe d'Intervention Feu de Forêt

Crédit Photos : www.sp-68.com

Crédit Photos : www.sp-68.com

Les besoins en FDF

Le COZEST** est régulièrement sollicité par les départements touchés par les incendies de forêt pour fournir des moyens en homme et en matériel afin de renforcer les effectifs lors de "saisons difficiles" a l'instar de l'année 2003 entre autre durant laquelle la sollicitation a été exceptionnelle.

Dans ce cadre, et pour compléter les besoins départementaux également, 2 sessions de 4 jours de formations se sont tenues du 23 au 26 mai et du 27 mai au 1er juin. Encadrés par des officiers FDF3 et des sous officiers chef d'agrès FDF2, les futurs FDF1 ont dû montrer de quoi ils étaient capables.

**Centre Opérationnel de la Zone Est

Un programme bien ficelé

La première journée est comme bien souvent consacrée à la nécessaire partie théorique afférente au sujet. Ainsi la description des "essences", des différentes "strates" composant la végétations sont abordés.
Les techniques utilisées, l'utilisation des moyens "aéro" et les risques liés. La sécurité lors de ce genre d'interventions, l'hygiène nécessaire pour arriver au bout d'une campagne dans de bonnes conditions etc.
Une chose est sure, le feu de forêt, une fois démarré, n'a pas de limite a sa propagation, ni dans le temps, ni dans l'espace, "ce n'est pas de l'urbain", "ces feux là ne sont pas confinés entre quatre murs", ils ont tout loisir de se propager en fonction du vent et du relief. En conclusion, pour qu'un feu naissant ne devienne pas un incendie catastrophique, il va falloir agir vite, très vite et quelque soit le terrain. Ainsi le ton est donné, pour agir vite, il va falloir courir...

Apprentissage des manoeuvres

Dérouler de la toile, puis rouler, puis dérouler, puis vite rouler. C'est "à plat" dans l'enceinte du SDIS68 que les différentes manoeuvres sont passées en revue.
De l'engin vers le feu, 120 mètres puis 200 et 280 et jusqu'à 440 mètres ! ça en fait du tuyaux de 45 ! Surtout qu'il faut les acheminer sur le terrain a l'aide des fameuses clais de portage composées de 4 tuyaux de 45 et une pièce de division. Déjà la sueur coule, mais ce n'est rien par rapport a ce qui attend les 10 stagiaires.
Le GIFF est constitué d'un chef de groupe et de 4 CCF. Chaque CCF est composé d'un Chef d'agrès (FDF2), d'un conducteur (COD2) et d'un binôme chef/équipier (les stagiaires). Lors des manoeuvres sur le terrain, 8 stagiaires arment les CCF, 1 fait office de conducteur VLCdG et le 10ème aide à préparer la manoeuvre suivante. A chaque manoeuvre, il y a une rotation ce qui fait qu'un binôme peut "souffler" toutes les 4 rotations !

En route vers les flancs de montagnes

Le deuxième jour, le GIFF168 fait mouvement vers le secteur de Kaysersberg. Les échanges radios entre les différents formateurs sont criant de vérité histoire de nous mettre dans l'ambiance. Déjà le CODIS école déclenche le premier départ pour feu de forêt, la "Tracker unité" va nous rejoindre, le chef de groupe sait qu'il va pouvoir compter sur un largage ! Après un rapide coup d'oeil sur la carte topo, voilà le groupe en route pour la première mise en jambe d'une longue série...

Stage cohésion

L'unité du groupe est primordiale dans ce genre d'intervention. Chaque équipier a un rôle précis a jouer, mais lors de la progression sur un dénivelé important encombré de végétation, de rochers, de branches cassées, c'est également le physique qui est mis a contribution. "La troupe" part a l'assaut des flammes, là haut, il faut les rattraper pour ne pas qu'elles ne se propagent. "Aller" ! les porteurs de clais souffrent, les cuisses gonflent, "heureusement qu'on a bien pensé à s'hydrater". Les encouragement fusent, l'entraide est de rigueur, l'objectif est commun et la cohésion indispensable... objectif atteint.
Lors du débriefing, les formateurs semblent satisfait, le groupe semble bon. Il est déjà temps de passer à la suite.

  

 


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