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| Devoir de mémoire. Sauveur de l'Alsace |
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Devoir de mémoire. Sauveur de l’Alsace
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Sauveur Saez intègre les rangs du 6ième RTM après un passage d’un an dans les chantiers de jeunesse. A peine majeur, 21 ans, il compte déjà une blessure provoquée par le feu nourrit de l’ennemi. Il participe néanmoins à la campagne d’Italie. Apre bataille au cours de laquelle il reçut la citation à l’ordre de la brigade pour « fait de guerre ». En effet, les 23 et 24 mai 1943, dans la région de Monte Casino, « sous de violents bombardements d’artillerie » il s’acquittait « de sa mission en faisant preuve de calme et de courage » comme le mentionna le colonel Baillif, commandant le 6ième RTM, dans l’acte de nomination. Poursuivant le chemin de la liberté, il participa aux campagnes d’Autriche, d’Allemagne et d’Alsace. Un bal en plein cœur Il se souvient : « c’est dans cette région que j’aurai du laisser la vie tant les combats étaient féroces ». Mais la guerre a ceci de particulier qu’elle permet à deux personnes de se rencontrer. Sous les bombes, dans le KO, il rencontre l’amour. En 1944, alors que l’opposition des armes fait rage, Irène Janssen se risque chez sa grand-mère à Mulhouse. « Près de la caserne Lefebvre, dans la salle de l’armée du Salut », un bal est donné et Sauveur est « tout en beauté. Le coup de foudre, et ça existe ça ! » les touche en plein cœur.
La jeune fille qui fit chavirer le coeur du libérateur à l'époque où elle vivait à Illzach. Photo DR
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Un tango scelle la rencontre. « Le tube Violetta » les conduits dans « un recoin où nous avons parlé longuement ». En gage de son amour, le jeune homme remet une photo « prise à l’époque de Charles Trenet, un chapeau mou » sur le sommet du crâne. Sauveur revient à chaque permission voir sa dulcinée. La guerre prend fin. S’il relate que ce sont les obus que « je livrais qui ont détruit l’habitation d’Irène », il a depuis, offert bien plus qu’un toit à celle qui est devenue son épouse. De l’authentique à l’antique Attaché à la Patrie et à la mémoire des anciens combattants, il devient membre de l’association des anciens combattants et porte drapeaux en 1981.
A l'époque où MAM était ministre de la défense, elle eu le privilège de saluer Sauveur Saez. Photo DR Depuis, il arbore les couleurs nationales (porte drapeau national) à chaque journée commémorative ou lors de manifestations officielles. Depuis 27 ans, malgré le travail du temps et les séquelles de la guerre, il porte haut les valeurs de ceux qui ont lutté pour la liberté. Soucieux de s’impliquer dans la vie locale, il fut actif au sein de l’association « Alalia » durant de nombreuses années. Il était d’ailleurs vice-président de 1982 à 2007 de cette association qui a pour vocation la préservation du patrimoine historique Corse, hérité de l’occupation génoise, et qui participe activement à la promotion de la micro région. Aujourd’hui, dans un combat contre la maladie, le « libérateur de Mulhouse »(*) avec force et courage, continue de prouver qu’il n’existe aucune frontière ni au courage, ni à l’amour ! MAI * Dédicace de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Justice et des Libertés et maire de Mulhouse dans un ouvrage sur la libération de la ville
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Les souvenirs des traversées
A travers les régions, Sauveur Saez du haut de ses 20 ans a participé à la libération contre le joug de l'envahisseur. Photo DR Dans les villages du Sundgau, Sauveur Saez se souvient de la difficulté rencontrée pour traverser les villages. Non pas par la lutte de l’occupant mais par l’accueil « hors du commun » qui attendait les libérateurs. « Les vieux agriculteurs nous sortaient le schnaps en nous disant, vas-y petit ! Il faut boire ! Puis on est arrivé à Mulhouse en passant par le Rebberg (quartier Sud) Là ça bagarrait ! On est monté par la rue du Sauvage (centre de la ville) pour atteindre la place de la forêt noire (derrière le tribunal) Il se souvient aussi de « la position au passage à niveau de Dornach (quartier Nord) entre deux traverses de chemin de fer. Une position tenue avec une mitraillette 12/7. Entre Illzach et Cernay, là on a eu de la casse. Un Capitaine et 12 hommes avaient été faits prisonniers. Nous sommes allés les récupérer le lendemain. Un jour trop tard car les barbares avaient déjà œuvré. Des actes ignobles que je voyais pour la première fois. » Dans le vignoble, entre Mulhouse et Colmar, il se souvenait de « Pfaffenheim, là où le vin était si bon ». Puis « passage par le pont de Kehl (entre Strasbourg et la ville Allemande de Kehl) pour continuer la lutte. Redescente vers Fribourg, traversée de l’Allemagne pour rejoindre l’Autriche ». Dans ce pays, il apprit, « le 07 mai, à Hegg, que l’ennemi acceptait sa reddition. Il fallut 5 jours pour réagir à cette nouvelle ».
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