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Bonfol. Pour se parer, il faut s’y préparer ! Il est 08 heures, le 13 mars 2010 lorsqu’une explosion secoue le site de Bonfol en Suisse qui se situe aussi à la frontière du Sud du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort. Sur ce site, plusieurs tonnes de déchets chimiques sont enfouies. Les secours Helvètes et Français convergent vers le sinistre où un incendie a suivi la déflagration. L’exercice international de grande ampleur est lancé. Le petit village de Bonfol s’anime en cette matinée qui s’annonce ensoleillée, lorsqu’une explosion suivie d’un incendie se produit dans une halle de la « zone noire » du site de Bonfol en Suisse. Déjà le bilan est lourd et fait état de plusieurs victimes. Le vent faible de secteur Nord-Est pousse les fumées d’incendie vers la commune de Bonfol (voir encadré). Sans tarder, les sirènes retentissent pour appeler la population au confinement. Les pompiers des Services d’Incendies et de Secours Suisses (SIS) de Porrentruy et Vendeline sont rejoints par les soldats du feu Français de Saint Louis, Altkirch et Mulhouse. Chacun s’atèle à circonscrire un feu de métaux consécutif à une explosion. Les victimes sont rapidement évacuées par les services sanitaires et la REGA (garde aérienne Suisse) Le feu et ses fumées Tel aura été le scénario concocté à l’initiative de Basler Chemical Industries (BCI) exploitant la dépollution de la décharge industrielle de Bonfol et du SDIS68. Une simulation se voulant la plus réaliste possible, destinée à mesurer l’efficacité et l’organisation des secours de chacun des deux pays concernés en cas d’incident, d’incendie ou d’explosion sur ce site où sont enfouies 114 000 Tonnes de déchets issus de l’activité chimique Bâloise (CH). Outre la maitrise de l’incendie, la problématique des fumées d’incendies doit être prise en compte lors de ce genre d’incident. Ainsi, et compte tenu des données météo, évaluées en temps réel et poussant les fumées vers la Suisse, les mesures cotés français se sont limitées à la création d’une cartographie préventive de « points de mesures ». Les pompiers de Seppois-le-Bas équipés en appareil de mesure par le VCH* Mulhouse et sous la responsabilité d’un officier spécialisé, se sont acquittés de cette mission, et ont continué par ailleurs à assurer les « interventions courantes ».
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Prises et levées de mesures L’exercice se poursuivant et devant la disponibilité des secours spécialisés français, les autorités Suisses demandaient le renfort d’une de ces équipes pour effectuer des mesures sur la commune de Bonfol. Après un briefing et une prise en compte des plans, au PC installé à distance du sinistre, un détachement spécialisé en risque chimique (ici celui de Mulhouse), sous le commandement d’un officier RCH4* quadrillait la petite bourgade Jurassienne. Il fallait s’assurer que les fumées produites par l’incendie n’étaient pas dangereuses pour la population et ainsi lever le confinement. Un exercice dont les enseignements permettront aux différentes autorités de peaufiner les plans d’intervention de ce site « répertorié ». Quant aux acteurs des secours, ils ont pu « visualiser » le site, ses accès mais aussi, ont pu se rencontrer et travailler ensemble.
*VCH : Véhicule d'intervention CHimique *RCH4 : Conseiller technique en Risque chimique |
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Retour à la terre pour 2015 Entre 1961 et 1976 l’industrie chimique Bâloise a exploité une décharge sur le ban de la commune de Bonfol. 114 000 tonnes de déchets issus de cette industrie sont accumulés puis enfouis sous quelques 20 000 tonnes de terre en 1976. Suite à diverses pressions et tractations, en janvier 2000, une démarche de dépollution du site est officiellement engagée et un accord liant le canton du jura et la BCI est signée en novembre de la même année. S’en suivent, plusieurs années d’études de faisabilité et de projets débouchant sur la construction d’une structure, sans commune mesure dans le domaine. .Le but est de débarrasser le site de ses polluants qui seront retraités par des sociétés Belges et Allemandes. L’exploitation commencera mi-avril 2010. Cette structure, une fois le site « nettoyé », sera démantelée et le site sera entièrement rendu à la nature en 2015.
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